Onduleur pour PC et box internet : à quoi il sert et comment le choisir

Une coupure de courant peut éteindre brutalement un ordinateur de bureau et faire perdre le travail qui n’était pas enregistré. Elle coupe aussi la box, donc internet et le téléphone fixe. Un onduleur évite ces désagréments, à condition de savoir ce qu’il peut faire et ce qu’il ne fera pas.
À quoi sert un onduleur ?
Un onduleur, aussi appelé alimentation sans interruption (ASI, ou UPS en anglais), se branche entre la prise murale et les appareils. Il contient une batterie qui maintient l’alimentation des appareils pendant une coupure. La façon dont il prend le relais dépend de sa technologie (voir plus bas).
Pour un ordinateur, il ne sert pas à continuer de travailler pendant des heures. Il laisse le temps d’enregistrer ses fichiers et d’éteindre proprement la machine. Un fabricant annonce par exemple 10 à 15 minutes d’autonomie pour ses petits modèles domestiques de 600 et 800 VA. C’est une valeur mesurée dans ses conditions : avec plus d’appareils branchés, l’onduleur tient moins longtemps.
Les ordinateurs portables ont déjà leur batterie : l’onduleur concerne surtout les ordinateurs de bureau et ce qui les entoure (écran, box, disque réseau).
Garder internet pendant une coupure
L’Arcep, le gendarme des télécoms, le rappelle : en cas de coupure d’électricité, aucun appel ni service internet n’est possible par la box. Pour un usage garanti, elle conseille des appareils à batterie (téléphone mobile, box adaptée) ou des équipements secourus, par exemple par un onduleur.
Attention : l’onduleur garde la box allumée, mais internet ne fonctionne que si le réseau de l’opérateur, dans le quartier, est lui-même encore alimenté. C’est utile pour une personne qui télétravaille, ou qui dépend du téléphone fixe. Pour une box seule, un petit onduleur peut suffire : vérifiez la consommation de la box, et celle du boîtier fibre s’il est séparé, puis l’autonomie annoncée pour cette charge.
Off-line, line-interactive ou on-line
| Type | Classe selon la norme NF EN IEC 62040-3 | Ce qu’il fait | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Off-line | VFD | Bascule sur batterie quand le courant est coupé | Box, petit ordinateur |
| Line-interactive | VI | Idem, et corrige en plus les variations de tension | Bureau à domicile |
| On-line double conversion | VFI | Reconstitue en permanence le courant, ce qui isole les appareils des perturbations du réseau | Serveurs, matériel sensible, entreprises |
Selon le fabricant Legrand, les modèles off-line et line-interactive sont compacts, faciles à installer et adaptés à la maison. Le line-interactive ajoute un régulateur de tension. L’on-line double conversion, classé VFI (indépendant de la tension et de la fréquence), vise surtout les usages professionnels et critiques.
Pour un ordinateur de bureau et une box, un modèle line-interactive est souvent un bon compromis. Un off-line peut suffire pour une box seule. Quelle que soit la technologie, l’autonomie reste limitée par la batterie.
Quelle puissance choisir ?
Les onduleurs sont vendus en VA (voltampères) et en W (watts). Les deux chiffres figurent sur la fiche. La méthode donnée par Schneider Electric :
- Additionnez la puissance en watts de chaque appareil à brancher : unité centrale, écran, box. Attention, le chiffre inscrit sur le bloc d’alimentation d’un ordinateur est un maximum, pas sa consommation réelle. Pour connaître celle-ci, le plus simple est une prise wattmètre.
- Vérifiez la puissance en watts de l’onduleur : elle doit couvrir ce total.
- Vérifiez sa puissance en VA : elle doit dépasser ce total d’au moins 20 à 25 %.
Exemple : un ordinateur, un écran et une box qui consomment ensemble 200 W demandent un onduleur d’au moins 200 W et d’au moins 250 VA environ. Cette marge est un repère de départ, pas une garantie : un ordinateur consomme davantage en plein effort qu’au repos.
Pour protéger une box, un ordinateur et un téléviseur, Legrand indique que le choix se fait en général entre 600 VA et 2 000 VA (2 kVA). La puissance ne dit pas combien de temps l’onduleur tiendra : plus la charge est élevée, plus l’autonomie baisse. Consultez le tableau d’autonomie du fabricant pour une charge proche de la vôtre, et réservez l’onduleur aux appareils qui doivent vraiment rester allumés. Vérifiez aussi quelles prises sont secourues par la batterie. Regardez l’onduleur de la photo en haut de page. Trois prises y sont marquées « Battery Backup plus Surge Protection » : elles sont secourues et protégées contre les surtensions. La quatrième porte seulement « Surge Protection » : un appareil branché dessus s’éteint pendant une coupure. Branchez l’ordinateur et la box sur des prises secourues.
Enfin, la batterie d’un onduleur s’use avec le temps. Suivez la notice pour tester l’appareil de temps en temps et remplacer la batterie quand il le faut.
Ce qu’un onduleur ne fait pas
Un onduleur de bureau tient quelques minutes, pas quelques heures. Pour une coupure organisée de deux heures, comme celles prévues en cas de délestage, ou une panne de plusieurs jours après une tempête, il faut une autre solution :
- une station électrique portable, qui tient bien plus longtemps selon sa capacité et s’utilise dans la maison ;
- un groupe électrogène, pour les coupures très longues, toujours installé dehors.
Pour garder simplement un téléphone chargé, une batterie nomade suffit. Les bons réflexes pendant une coupure sont réunis sur notre page coupure d’électricité.
Sources
- Arcep – Que va changer la fermeture du réseau cuivre ? (mise à jour du 26 janvier 2026)
- Certificats d'économies d'énergie – Fiche BAT-EQ-135, dispositif performant d'alimentation sans interruption (2024) : fiche destinée aux centres de données, citée ici pour la définition des classes de la norme NF EN IEC 62040-3
- Legrand – Différences entre les technologies Off-Line, Line-Interactive et On-Line double conversion (questions fréquentes)
- Legrand – Comment bien choisir son onduleur : autonomie et puissance (questions fréquentes)
- Schneider Electric – Guide d'achat d'onduleurs : choisir la bonne batterie de secours



