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Parasurtenseur et parafoudre : ce qu'ils protègent, quand ils sont obligatoires, combien ils coûtent

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En brefUn parasurtenseur protège les appareils contre les pics de tension brefs, dus à la foudre ou à des manœuvres sur le réseau. Posé au tableau (type 2), il protège toute la maison ; en multiprise (type 3), seulement les appareils branchés. Dans un logement, d'après les fabricants, la norme l'impose avec un paratonnerre, en zone très orageuse avec une ligne aérienne, ou quand une coupure mettrait des personnes en danger.
Adaptateur parafoudre branché sur une prise murale, avec un câble qui y est raccordé
Photo : Santeri Viinamäki, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Un parasurtenseur protège vos appareils contre les surtensions : des pics de tension très courts et très forts, souvent dus à la foudre. Il n’empêche pas une coupure de courant et ne remplace pas un onduleur. Le bon modèle dépend de ce que vous voulez protéger : un seul appareil, ou toute la maison.

Parasurtenseur et parafoudre : quelle différence ?

Dans les magasins, les deux mots désignent souvent la même chose. Dans le vocabulaire de la norme électrique, on parle de parafoudre. « Parasurtenseur » est plus général, d’après le service commercial d’EDF.

D’après le fabricant Hager, les surtensions ont trois origines :

  • la foudre, même tombée à distance, qui induit un pic dans les lignes ;
  • les manœuvres sur le réseau ou dans l’installation (commutations) ;
  • les décharges d’électricité statique.

Elles durent quelques millionièmes de seconde, mais suffisent à griller l’électronique d’une box, d’une télévision ou d’une carte de chaudière.

Type 1, 2 ou 3 : lequel pour quoi ?

D’après Hager :

TypeOù il se poseÀ quoi il sert
Type 1Au tableau, en tête d’installationBâtiments équipés d’un paratonnerre
Type 2Au tableau, en tête d’installationProtection de l’installation contre les surtensions, sans paratonnerre
Type 3Prise ou multiprise, près d’un appareilProtection fine, en complément d’un type 1 ou 2

Une multiprise parafoudre correspond en général au type 3 : vérifiez la classification sur sa fiche. Elle ne protège que ce qui y est branché, et sa capacité d’écoulement est limitée, rappelle le service commercial d’EDF. Elle ne remplace pas un parafoudre au tableau.

Deux modules parafoudres pour tableau électrique, dont un à cartouche bleue
Un parafoudre modulaire posé au tableau électrique sur rail : il protège tous les circuits de la maison. Photo : WagnerTh, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Multiprise parasurtenseur : sans prise de terre, elle protège mal

Un parafoudre évacue la surtension vers la terre, d’après Hager. Une multiprise parafoudre branchée sur une prise sans terre ne peut donc pas assurer la protection prévue. Au tableau, Hager précise que les fils de raccordement du parafoudre, de l’arrivée à la terre, ne doivent pas dépasser 50 cm au total. Au-delà, la protection perd de son efficacité.

Est-il obligatoire dans un logement ?

Le texte de la norme NF C 15-100 est payant. Les règles ci-dessous sont celles que résument les fabricants Hager, Legrand et Schneider Electric. Elles se recoupent.

Tout dépend de la zone de foudroiement :

  • AQ1 : jusqu’à 25 jours d’orage par an (ou une densité de foudroiement inférieure à 2,5) ;
  • AQ2 : au-delà.

Dans une maison ou un appartement, le parafoudre est obligatoire dans trois cas :

  1. le bâtiment a un paratonnerre, ou un voisin à moins de 30 m en a un, une église par exemple (type 1, quelle que soit la zone, d’après Legrand) ;
  2. vous êtes en zone AQ2 et le logement est alimenté par une ligne électrique aérienne, même en partie (type 2) ;
  3. une coupure mettrait en danger la sécurité des personnes, par exemple un appareil médical vital, en zone AQ2.

Dans les autres cas, il n’est pas imposé, mais il reste utile, par exemple dans une maison isolée ou avec des appareils coûteux. D’après Selectra, une ligne aérienne en câble isolé avec écran métallique relié à la terre compte comme une ligne souterraine. Votre électricien connaît la zone de votre commune.

Combien coûte un parafoudre ?

Les prix varient beaucoup selon la marque :

  • une multiprise parafoudre : à partir de 12 € environ ;
  • un module de type 2 pour le tableau : 80 à 250 € d’après Selectra, et jusqu’à 700 € selon le service commercial d’EDF pour le haut de gamme ;
  • la pose : 50 à 100 € de main-d’œuvre, d’après Selectra.

La pose au tableau se confie à un électricien : il intervient sur l’arrivée de courant et sur la liaison à la terre.

Pendant un orage et au retour du courant

Un parafoudre réduit le risque, il ne le supprime pas. Il ne protège pas d’un impact direct sur la maison : c’est le rôle du paratonnerre. Pendant un gros orage, il est souvent conseillé de débrancher la box, l’ordinateur et la télévision : un appareil débranché du secteur ne craint plus la surtension par ce câble, mais pensez aussi à l’antenne et au câble de la box.

Après une coupure, attendez quelques instants après le retour du courant avant de rebrancher les appareils sensibles. Voir notre page coupure d’électricité pour les bons réflexes.

Parafoudre ou onduleur ?

Ce sont deux appareils différents. Le parafoudre écrête les pics de tension. Un onduleur pour ordinateur contient une batterie qui prend le relais pendant une coupure, le temps d’enregistrer et d’éteindre proprement. Certains onduleurs intègrent aussi une protection contre les surtensions : lisez leur fiche.

Les erreurs à éviter

  • Croire qu’une multiprise protège toute la maison : elle ne protège que ce qui y est branché.
  • Brancher une multiprise parafoudre sur une prise sans terre : elle ne sert alors à rien.
  • Penser que le parafoudre est obligatoire partout depuis 2024 : dans un logement, il ne l’est que dans les trois cas ci-dessus.

Sources

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