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Panneaux solaires : les démarches, les aides en 2026 et ce qui rend une installation rentable

Installer des panneaux solaires chez soi demande quelques démarches : la mairie, le gestionnaire du réseau, parfois un contrat de vente. Depuis juin 2026, les règles ont changé : la prime a disparu et le surplus vendu ne rapporte presque plus rien. Voici ce qu’il faut faire, les aides qui restent, et ce qui décide vraiment de la rentabilité.

Maison aux murs blancs et au toit de tuiles, avec une rangée de panneaux photovoltaïques sur le pan de toit
Une maison des Yvelines avec une rangée de panneaux photovoltaïques sur son toit. Photo : Lionel Allorge, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Les démarches, dans l’ordre

  1. La mairie. Des panneaux sur le toit relèvent d’une déclaration préalable, d’après Service-Public. Pour un carport ou une pergola, voir notre rubrique carports et pergolas.
  2. Le gestionnaire du réseau, Enedis dans la plupart des communes. Sans vente, une déclaration gratuite suffit : elle vaut convention d’autoconsommation sans injection. Pour vendre le surplus, il faut une demande de raccordement.
  3. Le Consuel. Une installation raccordée au réseau public doit avoir une attestation de conformité électrique, d’après photovoltaique.info.
  4. Le contrat d’achat, si vous vendez le surplus : il est signé avec EDF Obligation d’Achat. Voir notre page EDF OA.

Un kit plug and play branché sur une prise suit une démarche plus légère : voir notre rubrique kits solaires.

Quelles aides pour les panneaux solaires en 2026 ?

La prime à l’autoconsommation n’existe plus pour les demandes complètes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026 dans le dispositif S21. Elle était versée sur cinq ans aux installations qui vendaient leur surplus. Les contrats plus anciens gardent leurs droits.

Restent deux avantages fiscaux nationaux :

  • la TVA à 5,5 %, qui peut s’appliquer depuis le 1er octobre 2025 aux équipements solaires jusqu’à 9 kWc installés dans des locaux d’habitation. D’après le BOFiP, les modules doivent respecter des critères de bilan carbone et de composition. Ils doivent aussi être associés à un système de gestion de l’énergie qui pilote en continu au moins deux usages électriques. Faites confirmer le taux sur le devis ;
  • l’exonération d’impôt sur le revenu de la vente d’électricité, si l’installation ne dépasse pas 3 kWc, est raccordée en deux points au plus et n’est pas professionnelle.

Votre région, votre département ou votre commune peuvent avoir leurs propres aides : renseignez-vous avant de signer le devis.

Ce qui rend une installation rentable

Depuis le 5 juin 2026, un kWh vendu rapporte 1,1 centime, alors qu’un kWh consommé sur place évite un achat d’environ 20 centimes. La rentabilité dépend donc de la part de la production que vous utilisez vous-même.

Vue aérienne d'un quartier pavillonnaire où de nombreux toits portent des panneaux solaires
Un quartier où de nombreux toits portent des panneaux solaires : chaque maison n'utilise qu'une partie de sa production en journée. Photo : Benlisquare, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Notre simulation à Lyon le montre : pour une maison qui consomme 300 W en continu, 3 kWc de panneaux valent environ 240 € par an, et 6 kWc environ 300 €. Doubler la puissance ne fait presque pas augmenter l’électricité réellement utilisée. Le détail, et les moyens de consommer davantage sa production, sont sur notre page autoconsommation solaire.

Méfiez-vous du démarchage

EDF Obligation d’Achat indique ne faire aucune démarche commerciale, ni par téléphone, ni par courriel, ni à domicile. Dans une réponse au Sénat publiée le 30 avril 2026, le ministère chargé de la consommation fait état d’environ 50 % d’anomalies lors des contrôles ciblés dans la rénovation énergétique. Il cite les vendeurs de panneaux photovoltaïques parmi ses priorités de contrôle. Avant de signer, comparez plusieurs devis et vérifiez l’estimation de production avec l’outil gratuit PVGIS.

Guides

Sources