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Aides pour les panneaux solaires en 2026 : ce qui existe encore, ce qui a disparu

Mis à jour le

En brefIl n'existe plus de prime de l'État pour les panneaux photovoltaïques : la prime à l'autoconsommation a disparu pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026. Restent la TVA à 5,5 % sous conditions jusqu'à 9 kWc, l'exonération d'impôt sur la vente jusqu'à 3 kWc, et quelques aides locales rares. MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ ne financent pas le photovoltaïque.
Vue aérienne d'un quartier pavillonnaire où de nombreux toits portent des panneaux solaires
Photo : Benlisquare, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Beaucoup de pages promettent encore une « aide de l’État » de plusieurs milliers d’euros pour des panneaux solaires. En 2026, c’est dépassé : depuis le 5 juin, les nouveaux projets ne touchent plus la prime à l’autoconsommation, et ce qui reste au niveau national, ce sont des avantages fiscaux. Voici, date par date, ce qui existe encore et ce qui n’existe plus.

Ce qui existe encore, ce qui a disparu

AideSituation en octobre 2026
Prime à l’autoconsommationSupprimée pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026
TVA à 10 % (3 kWc au plus)Terminée le 31 décembre 2025
TVA à 5,5 %En vigueur depuis le 1er octobre 2025, jusqu’à 9 kWc, sous conditions
Exonération d’impôt sur la venteEn vigueur, jusqu’à 3 kWc
MaPrimeRénov’Ne finance pas le photovoltaïque
Éco-prêt à taux zéroNe cite pas le photovoltaïque
Aides localesRares, et interdites avec la vente du surplus

Prime à l’autoconsommation 2026 : supprimée depuis le 5 juin

C’était la seule aide nationale versée en argent. Jusqu’au 4 juin 2026, une installation de 9 kWc au plus qui vendait son surplus touchait 80 € par kWc, d’après la CRE, soit 240 € pour 3 kWc.

L’arrêté du 1er juin 2026, publié au Journal officiel le 4 juin, l’a supprimée pour les nouveaux dossiers du dispositif d’achat du surplus (dit « S21 »). D’après photovoltaique.info, la règle s’applique aux installations dont la demande complète de raccordement est déposée depuis le 5 juin 2026. Les dossiers déposés avant gardent l’ancien régime.

Le même arrêté fixe le rachat du surplus à 1,1 centime HT par kWh, augmenté de 2 % par an, sur 20 ans. Il ne paie que l’électricité injectée sur le réseau. C’est un contrat d’achat, pas une aide : voir notre page EDF OA.

TVA panneau solaire à 5,5 % : les conditions

Depuis le 1er octobre 2025, une installation de 9 kWc au plus posée sur un logement peut être facturée avec une TVA à 5,5 % au lieu de 20 %. Le BOFiP et photovoltaique.info précisent les conditions, qui s’additionnent :

  • des panneaux qui respectent un seuil de bilan carbone et de composition (argent, plomb, cadmium) ;
  • un système de gestion de l’énergie qui pilote en continu au moins deux usages électriques de la maison, pas une simple programmation horaire ;
  • une pose par un installateur titulaire d’une certification ou d’une qualification professionnelle valide. La loi de finances pour 2026 l’impose, d’après photovoltaique.info. L’arrêté qui doit préciser les qualifications acceptées n’était pas encore publié fin octobre 2026.

C’est l’installateur qui applique le taux sur sa facture : vérifiez qu’il figure sur le devis et que le matériel proposé y donne droit.

Une batterie se paie normalement avec une TVA à 20 %. D’après le BOFiP, si elle n’est pas un simple accessoire de l’installation, toute la prestation peut passer à 20 %, panneaux compris. Demandez un devis séparé si vous ajoutez une batterie.

Pas d’impôt sur la vente jusqu’à 3 kWc

Les revenus de la vente du surplus sont exonérés d’impôt sur le revenu si l’installation, d’après le BOFiP :

  • ne dépasse pas 3 kWc ;
  • est raccordée au réseau en deux points au plus ;
  • n’est pas utilisée pour une activité professionnelle.

Le seuil de 3 kWc se compte par installation, pas par logement. Au-delà de 3 kWc, les ventes se déclarent. Avec un rachat à 1,1 centime, les montants restent faibles : 2 000 kWh vendus rapportent 22 € la première année.

MaPrimeRénov’ et éco-PTZ : pas pour le photovoltaïque

Les panneaux qui produisent de l’électricité ne figurent pas dans la liste des travaux de MaPrimeRénov’. Le solaire thermique, qui chauffe l’eau, en faisait partie. Mais depuis le 1er septembre 2026, d’après Service-Public, MaPrimeRénov’ par geste ne finance plus en métropole les chauffe-eau solaires, les capteurs hybrides ni le chauffage solaire. Beaucoup de pages ne l’ont pas encore corrigé.

L’éco-prêt à taux zéro finance des équipements de chauffage ou d’eau chaude qui utilisent une énergie renouvelable. Service-Public ne cite pas les panneaux photovoltaïques dans la liste des travaux.

Les aides locales : rares, et sans vente du surplus

Quelques collectivités aident les particuliers. Une règle limite ces aides : d’après photovoltaique.info, l’arrêté tarifaire interdit en principe de cumuler le tarif d’achat avec une aide locale. Les aides locales visent donc surtout les installations qui ne vendent pas leur surplus. Vérifiez les règles de cumul dans le règlement de chaque aide.

Exemple : la communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat, en Meurthe-et-Moselle, verse 500 € par kWc jusqu’à 6 kWc. L’aide est plafonnée à 5 000 € par projet, d’après son règlement d’octobre 2025. Elle exige au moins 3 kWc en autoconsommation, un installateur qualifié RGE et un devis non signé avant le dépôt du dossier. Elle aide aussi l’achat d’une batterie.

Les aides des régions recensées par photovoltaique.info visent surtout les entreprises et les collectivités. Renseignez-vous auprès de votre commune, de votre intercommunalité et de votre conseiller France Rénov’ avant de signer : la plupart des aides exigent un devis non signé.

Maison aux murs blancs et au toit de tuiles, avec une rangée de panneaux photovoltaïques sur le pan de toit
Une installation sur le toit d'une maison : en 2026, la seule aide nationale qui reste passe par le taux de TVA sur la facture. Photo : Lionel Allorge, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons (redimensionnée).

Méfiez-vous des « panneaux gratuits » et des « aides de l’État »

Méfiez-vous d’un démarcheur qui annonce une installation « financée par l’État », « gratuite » ou « autofinancée » sans détailler le financement : la prime nationale n’existe plus pour les nouveaux dossiers. Avant de signer :

  • vérifiez que l’aide annoncée figure sur cette page ou sur un site public ;
  • refusez de signer le jour même, chez vous ou dans un salon ;
  • méfiez-vous d’un crédit proposé avec l’installation, dont les mensualités dépasseraient les économies ;
  • demandez le détail écrit des aides comptées, du crédit éventuel et de ses mensualités, du taux d’autoconsommation et du prix de rachat retenus.

Sans prime, la rentabilité dépend de l’électricité que vous consommerez vous-même : voir nos pages prix des panneaux solaires et rentabilité.

Sources

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